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Louis-Napoléon Bonaparte et le culte de l’Empereur

14092007

Après la chute de l’Empire,  le salon de la reine Hortense, à Rome ou à Arenenberg, devient très vite le rendez-vous des Bonapartists intransigeants. La plupart des complots qui eurent lieu, entre 1816 et 1822, afin de renverser les Bourbons . C’est dans cette atmosphère un peu trouble que grandit le jeune Louis-Napoléon Bonaparte. Celui-ci, eut pour maître d’abord l’abbé Bertrand, chapelain à la cour de Louis Bonaparte, l’ex-roi de Hollande qui tint à l’enfant un langage des plus pacifiques. en 1820, l’abbé est remplacé par Philippe lebas, petit-fils du menuisier Duplay l’ami de Robespierre, fils du conventionnel régicide. Quelques membres de l’entourage de la reine Hortense trouvaient celà aberrant ; pourtant , avec le recul, Napoléon apparait, comme étant l’héritier de la Révolution.

A patir de 1830, avec l’avènement de Louis-Philippe, l’engouement pour l’Empereur est tel que le simple vaudeville qui ne vise que l’amusement n’apparait pas complet si il n’y s’y trouve un hommage à celui-ci. Même Talleyrand,  le vieux traître, s’y met de sa louange :En 1836, il rédige un manifeste  « La fortune que je lègue à mes neveux me vient en grande partie de lui. ms neveux doivent non seulement ne l’oublier jamais, mais l’apprendre à leurs enfants » de façon que le souvenir s’en perpétue de génération en génération, afin que, si jamais un homme portant le nom de Bonaparte se trouve dans une position de fortune où il ait besoin d’être aidé ou secouru, il obtienne de mes héritiers immédiats ou de leurs descendants tous les genres d’assistance qu’il sera en leur pouvoir de lui donner . 

Ce culte pour Napoléon 1er, la mort de son fils, le roi de Rome,  parvenue en 1832, à Schonbrunn, le retour des cendres de l’Empereur en 1840, tout ceci fait réunir auprès du jeune Louis-Napoléon Bonaparte un grand nombre de Bonapartistes, des jeunes mais aussi des d’anciens vétérans comme : Narcisse Vieillard, polytechnicien ayant fait la campagne de Russie, et capitaine d’artillerie ; le comte de  Montholon, qui accompagna l’Empereur à Ste-Hélène ; l’ancien capitaine des chasseurs à cheval de la Garde, et, depuis 1835, lieutenant-colonel de la Garde  Municipale de Paris pendant quelques mois : Parquin.

Le prétendant fera deux équipées qui tourneront mal, une en 1836, à Strasbourg, l’autre, en 1840. il faudra, à Louis-Napoléon Bonaparte, attendre 1848 et la chute de Louis-Philippe pour arriver au pouvoir en tant que président et devenir Empereur sous le nom de Napoléon III  en 1852. En 1857, il montrera qu’il n’a pas oublié les anciens compagnons de son oncle en créant pour eux la médaille de Ste-Hélène.

Louis-Napoléon Bonaparte et le culte de l'Empereur dans Napoleon III et les veterans lniiifl8

Napoléon III

Sources : Le culte de Napoléon, de J. Lucas-Dubreton ; photo : tirée du livre de Pierre Miquel : Le Second Empire « Trésors de la Photographie »
 

 







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