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L’Hôtel des Invalides : De Louis XIV à Napoléon Ier

25092007

1670 : Louis XIV règne sur la France.  En ce début d’année, le roi a un projet grandiose en tête ; il ne s’agit pas cette fois d’une nouvelle campagne mais de quelque chose de bien plus durable : La construction d’un hotel royal à Paris, au bout du fauboug St-Germain, pour abriter les derniers jours de ses vieux soldats. Une ordonnance, à ce sujet, parait le 2 février. 

La première pierre est posée le 30.1.1671 mais il faudra attendre 20 ans  avant l’achèvement du gros oeuvre. L’inauguration de l’église du dôme, elle, eut lieu le 28.08.1706.

Le roi-soleil fit 5 visites aux Invalides. Celle qui devait rester dans toutes les mémoires et servir de modèle aux suvantes est celle du 14.07.1701. ce jour-là, le roi visita tout l’hôtel : l’église, l’apothicairerie, les réfectoires où il assiste au souper des vieux soldats ; à l’infirmerie il s’extasia sur la verdeur d’un pensionnaire de 104 ans aux infirmeries. Puis, sur le coup, de 7 h, aux sons des tambours et des trompettes, il remonte en carosse entre  2 rangées d’invalides sous les armes.

Le 16.05.1717, jour de la Pentecôte, l’Hôtel des Invalides reçoit un invité de marque : le tsar Pierre Ier. Ce dernier ser tellement marqué par sa visite qu’une fois de retour à St-Petersbourg, décidé à en faire autant et il érigea un tel édifice au faubourg de Viborg à St-petersbourg, su la rive droite de la Néva.

1766 : Parmentier est reçu à 29 ans au concours de « pharmacien gagant maîtrise » aux invalides. Désormais, deux fois par jour, l’apothicaire visite les malades à la suite du médecin et des deux chirurgiens, habilités  à pratiquer les saignées.  C’est dans le petit jardinet, secrètemen annexé, pès de l’église du Dôme, qu’il commence ses premières cultures de pommes de terre avant d’obtenir, en 1786, les 54 arpents de terre dans la plaine des Sablons de Neuilly. Il fait surveiller le cham des sablons, mais seulement durant la journée ; la population, intriguée, s’empresse d’envahir le site chaque nuit pour dérober les précieux tubercules…A la grande joie du savant. Sous la Terreur, les invalides l’accusent d’avoir planté ses pommes de terre dans le cimetière de l’Hôtel pendant que les élus des comités révolutionnaires crient après lui : Ne votez pas pour lui, il va vous faire manger des pommes de terre. Malgré celà, Parmentier continuera son oeuvre jusqu’à sa mort le 17.12.1813, et restera la célébrité la plus étonnante de l’Hôtel des Invalides.

Le 12.06.1788, Louis XVI se rend aux Invalides, où il interroge un officier âgé de 99 ans qui servit sous Louis XIV, et en sort ravi. Onze jours plus tard, c’est le tour de la reine Marie-Antoinette, accompagnée de sa fille madame Royale et de sa belle-soeur madame Elisabeth. La reine est acclamée par les vieux soudards.

Le 14.07.1789, des émeutiers menés par Ethys de Corny, procureur du roi, Dominique Larrey (le futur chirurgien aux armées) et Camille Desmoulins se rendent aux invalides pour réclamer des armes. Ce dernier, le marquis de Sombreuil tente de calmer la foule, en vain. Un officier commande alors  aux artilleurs de faire feu, mais ceux-ci n’obéissent pas  et les vétérans  ouvrent eux-mêmes le sportes aux assaillants. 32.000 fusils  sont enlevés avec 27 canons.

En mars 1791, Dubois-Crancé demande la supression de l’hôtel destiné, selon lui, à des privilégiés. L’abbé Maury, le ténor de la contre-révolution lui fait face : Comment légitimerez-vous la barbarie de rejeter de leur asile des militaire invalides, pour leur donner une pension à tant par bras perdus au service de la patrie, come si un homme qui unbras demoins pourra vivre avec cent livres de plus quand il sera isolé…Finalement, le 30.04, un décret de l’Assemblée décide que l’établissement connu sous le nom d’hôtel des invalides est conservé sous la dénomination d’Hôtel National des Militaires Invalides

Le  1er vendémiaire an IX (23.09.1800), la dépouille de Turenne entre aux Invalidessous les roulements de tambours, ordres brefs, et silence  du recueillement des vieux soldats. Le lendemain, c’est au tour du du Premier Consul de se rendre sous le dôme pour célébrer l’anniversaire de la fondation de la République. Napoléon Bonaparte s’est fait, par ses nombreuses victoires, une place bien au chaud au fond du coeur des vieux briscards et ceux-ci l’acclament à tout rompre. Lorsque le lendemain du 3 nivôse an IX (24.12.1800), les invalides apprennt l’attetat de la rue st-Nicaise, ils adressentleur soutien au chef de l’Etat et forment des voeux pour l’avenir. Toutefois, lorsque le 28 floréal an XII (18.05.1804) proclame l’Empire, les  vétérans des Invalides n’apprécient pas celà. Certains vont même juqu’à quitter l’Hôtel après l’exécution du duc d’Enghien. Napoléon décide alors de frapper un grand coup  en choisissant ce lieu pour la cérémonie  des premières remises de la légion d’Honneur. Pour vaincre les dernières réticences, il décide de profiter  de l’occasion pour célébrer le 14.07 avec faste. Et comme il souhaite  la présence du Tout-Paris, il choisit la date du 26 mesidor an XII (15.07.1804), le dimanche, jour de repos, au temple de mars, sous le dôme des Invalides, rendu au culte à sa demande. Ce jour-là, tout le long de la cérémonie, l’émotion  étreint l’assistance. Les obscurs ont le même traitement que les clébrités, napoléon s’entretient avec chacun, et, en épinglant la croix, complimente les plus braves, s’inquiète de leur santé ou blessures, soutient  les invalides qui chancèlent sur les marches. Les anciens sont conquis.

Un mois plus tard, ils reçoivent la visite de l’ Joséphine. Elle vient entendre un Te Deum pour l’anniversaire de l’Empereur. Pour cette occasion, les invalides ont astiqués leurs beaux habits pour faire une garde d’honneur à l’impératrice.

Le 25.10.1806, Napoléon,  à Potsdam, s’empare de  l’épée de feu de  l’empereur de Prusse Frédéric II et, le 17.05.1807, celle-ci est remise en grande pompe à l’hôtel des Invalides. L’empereur n’y assiste pas car il marche, au même moment sur Koenigsberg et se prépare à livrer la bataille de friedland; Mais, à son retour de campagne, sa première visite est, le 11.02.1808, pour les Invalides. Sans apparat, accompagné seulement  du grand-duc de Berg (Murat) et du prince de Neuchâtel (Berthier), il pénètre dans l’église  au milieu des vétérans qui l’assaillent de questions, écoute les doléances de chacun, vide sa bourse et tire quelques oreilles. Ensuite, tout, comme le fitLouis XIV bien avant lui, Napoléon ait une visite complète des invalides.

L'Hôtel des Invalides : De Louis XIV à Napoléon Ier dans l'Hotel des Invalides visiteinvalideslv8

Le 25.03.1811, l’Empereur dote l’Hôtel d’un budget de 6 millions de francs. les invalides vivent alors un véritable âge d’or tout au long du règne impérial. C’est à euxque revient l’honneur d’annoncer les victoires du petit caporal  ainsi que mariage, et, surtout, la naissance et le baptême du roi de Rome.

Le 15.12.1840, l’Empereur, enfin de retour de Ste-Hélène, venait reposer définitivement, aux Invalides où il sera veillé jalousement par les vétérans de l’Hôtel. Cent ans plus tard, le fils viendrait, à son tour rejoindre le père.

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Source :  L’Hôtel des Invalides de Anne Muratori-Philip

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